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Le totalitarisme islamique

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L’islam radical est une déviance totalitaire du courant sunnite le plus traditionnel : le courant hanbalite

L’aveuglement et la lâcheté des citoyens et des dirigeants des démocraties occidentales ont permis à Hitler de confisquer par la violence un pouvoir acquis démocratiquement et d’engager l’humanité dans la guerre mondiale la plus sanglante de l’histoire, entrainant la mort de 65 millions d’hommes et de femmes et le génocide du peuple juif. Hitler voulait installer un ordre nouveau, le nazisme, dans le monde entier Pourtant dans « Mein Kampf » tout été écrit pour celui qui voulait voir.

Moins d’un siècle plus tard une menace totalitaire est à nouveau devant nos yeux. Il suffit de de lire ce qui est écrit par Al Banna et ses successeurs pour comprendre ce qui nous attend et tous ceux qui minimisent cette menace font la politique de l’autruche et s’en rendent complice.

L’Islam radical a remplacé le totalitarisme nazi et veut, comme lui, installer sur la terre un nouvel ordre mondial.

Au XXème siècle, quelques années après qu’Hitler ait écrit « Mein Kampf », Al Banna a théorisé les fondements théologiques et la stratégie de cette révolution islamique radicale et politique. Et, pour la mettre en œuvre, il a mis sur pied une organisation inspirée des partis fascistes européens.

Al-Qaïda, l’Etat islamique et les Frères Musulmans constituent les diverses manifestations du salafisme qui considère que le Coran et la tradition doivent être les seules sources du droit. Ils prônent tous un retour aux pratiques en vigueur dans la communauté musulmane à l’époque du prophète Mahomet et de ses premiers disciples — connus comme les « pieux ancêtres » (al-Salaf al-Ṣāliḥ ). L’idéologie religieuse et le but sont communs aux islamistes radicaux même si la stratégie et les moyens diffèrent.

Dans une première étape, au nom d’Allah, Ils veulent imposer à la communauté musulmane, par la prédication et la violence, le mode de vie et les pratiques archaïques qui existaient au temps de l’Hégire dans la péninsule arabique. Puis après avoir radicalisé les 1400 millions de musulmans dans le monde, ils visent à établir partout des Etats islamiques où la seule source de droit sera la Charia.

L’apport d’Hassan Al-Banna est celle d’un religieux et d’un enseignant. Il s’est efforcé d’extraire du Coran et de son interprétation par le courant hanbalite, le plus traditionnaliste, le corpus le mieux adapté pour répondre aux défis culturels, technologiques et économiques posés par l’Occident. Son texte fondateur est « la lettre des enseignements » qui explicite les « dix piliers » que tout musulman, et en particulier tout membre des Frères Musulmans, est tenu de suivre [1]. Le premier pilier expose les vingt principes qui délimitent la compréhension du message islamique. Le premier de ces principes est fondateur de la pensée des Frères Musulmans et s’oppose d’emblée au principe de la séparation de l’église et de l’Etat et au principe de laïcité. Il affirme la nature globale de l’islam avec l’argument irréfutable que le prophète Mahomet était à la fois un guide spirituel et un chef d’Etat.

Les neuf autres piliers « explicitent l’importance du travail, du combat (djihad), du sacrifice, de l’obéissance, de la persévérance, de la fidélité à la cause et du dévouement à Dieu, de la fraternité et de la confiance. »[2] Ainsi, s’il fut d’abord un prédicateur qui se donnait pour mission de réveiller les consciences et de revivifier la foi, Al-Banna voulait être aussi un acteur politique et social. Car pour lui, l’Islam est une organisation complète qui englobe tous les aspects de la vie. Il s’est donc attaché à mettre sur pied des organisations efficaces qui permettaient d’assurer la transmission du message mais aussi de le concrétiser au quotidien dans la vie sociétale. Les croyants devaient être les moteurs de l’organisation politique et sociale.

De ce fait, confronté dans sa vie quotidienne à l’impérialisme britannique, Al-Banna a cherché, à la différence des imans wahhabites, à établir et à recommander un consensus le plus large possible entre tous les courants de l’Islam. Car c’était, pour lui, la condition indispensable pour résister à la colonisation des esprits par la culture occidentale et son impérialisme économique et militaire. Son message enjoignait les Frères de mener de front deux combats : un effort personnel pour interpréter le message d’Allah au travers de l’étude du Coran et pour échapper ainsi à la tyrannie des avis émis par les écoles juridiques coraniques qui divisent le monde musulman et sont exploitées par l’Occident ; et aussi un engagement politique et social pour inscrire le message d’Allah dans l’organisation et la vie de la cité en vue de l’établissement d’un Etat islamique guidé par la charia.

Un des piliers de son épitre concerne le jihad. Il affirme d’abord que le jihad est une obligation pour tout musulman et notamment pour les Frères Musulmans. Y manquer est un péché capital. Le combat qu’il veut mener est l’islamisation de la société mondiale en sept étapes. Il prône de commencer par le bas, l’individu, la famille, la société, le gouvernement, les pays musulmans voisins, les anciennes terres conquises par l’islam, de Poitiers à l’Indus, et enfin le reste du monde. « Celui qui meurt sans avoir fait campagne et sans avoir eu l’intention de partir en campagne meurt d’une mort des temps du paganisme. ». « Le premier degré de la guerre sainte consiste à expulser le mal de son propre cœur ; le degré le plus élevé, c’est la lutte armée pour la cause de Dieu. Les degrés intermédiaires sont le combat par la parole, par la plume, par la main et par la parole de vérité que l’on adresse aux autorités injustes. Notre mouvement d’apostolat ne peut vivre que par le combat. A la mesure du caractère sublime de notre apostolat [da’wa] et de l’étendue des horizons qu’il embrassera seront la grandeur du combat que nous mènerons pour lui, l’élévation du prix qu’il faudra payer pour le soutenir et la grandeur de la récompense pour ceux qui auront bien travaillé. Menez combat pour Dieu comme il le mérite » (Coran XXII, 78). Par cela tu sauras le sens de notre devise que tu dois toujours garder « La guerre sainte est notre voie » […] Au stade de l’exécution, le mouvement consiste en une guerre sainte sans merci, en un labeur ininterrompu pour parvenir à notre objectif ; c’est une épreuve que seuls peuvent supporter les véridiques et, à ce stade, la perfection de l’obéissance seule peut garantir le succès » [3].

Al Banna voulait imposer le « Tamkine » mondial, que l’on peut traduire par la prise du pouvoir politique et sa possession, en sept étapes : éduquer l’individu musulman, puis la famille musulmane ; ensuite organiser le peuple musulman ; installer le gouvernement musulman en Egypte ; étendre le gouvernement musulman au monde musulman ; permettre à la bannière d’Allah de flotter sur toutes les contrées occidentales qui avaient connues le bonheur de l’islam ; proclamer notre appel à l’islam dans le monde entier.

Les étapes de cette prise de pouvoir et de sa possession ont été regroupéess en quatre étapes par ses successeurs : présentation de l’Islam, sélection des Frères, affrontement et spécialisation, domination et Tamkine. Elle est incarnée par les 4 derniers doigts de la main avec le pouce replié [4] qui signifie « je suis prêt à réaliser les 4 étapes du Tamkine avec vaillance ou par la violence ». C’est devenu le signe de reconnaissance des Frères Musulmans.

Le 23 aout 2013, Recep Tayyip Erdogan a fait le signe de la R4bia devant la mosquée Al Aqsa d’Ankara. Depuis cette date, il fait régulièrement ce signe de ralliement.

Cette conquête peut se faire par la guerre civile dans les pays où la communauté musulmane est majoritaire comme en Syrie et en Irak ou par le recours aux urnes dans les démocraties en organisant un vote musulman pour y conquérir le pouvoir. Puis comme le réalise sous nos yeux en Turquie le Frère Musulman Erdogan, une fois au pouvoir, établir un Etat islamique irréversible en brisant pas à pas les contre-pouvoirs qui sont les garants de l’Etat de droit.

Mais pour Al Banna cette prise de pouvoir par la violence ou par les élections ne peut être réalisée sans une organisation qui encadre strictement la population. Ce qui est clair, et leur histoire de 1935 à nos jours va le démontrer tant au Moyen-Orient, au Maghreb qu’en Europe, les Frères Musulmans se sont organisés comme tous les partis révolutionnaires à but totalitaire en trois cercles : les sympathisants, les militants et les dirigeants auxquels est directement rattachée une branche armée secrète [5]. Passer du cercle des sympathisants au cercle des militants puis des dirigeants s’effectue au terme d’un processus de sélection sévère et qui s’exerce en continu par l’enseignement, le suivi de tous les instants, l’analyse du discours et des comportements de ceux qui ont été détectés comme ayant le potentiel pour passer d’un cercle à l’autre.

Un livre, récemment publié par Mohamed Louisi, [6] décrit avec précision le parcours qu’on lui a fait suivre jusqu’à qu’il en perçoive le caractère totalitaire et les objectifs politiques éloignés du simple prosélytisme religieux.

La croissance de l’organisation d’Al-Banna fut rapide : en 1929 on comptait 4 sections, 15 en 1932 et 300 en 1938. Elle ressemblait à beaucoup d’organisations politiques à but totalitaire. Aujourd’hui en Europe on compte 250 puissantes organisations qui regroupent des milliers d’associations et 7 millions d’adeptes et qui disposent d’un budget de plusieurs milliards d‘euros.

Banna s’est visiblement inspiré des partis fascistes de l’époque. Au sommet se trouve le guide, assisté d’une quinzaine de membres choisis par lui et qui constituent le Bureau Général de l’Orientation avec une assemblée consultative générale de 100 à 150 membres. Les décisions dans ces deux organismes se prenent à l’unanimité. « Tout désaccord important se solde par une soumission aveugle (à la manière de l’obéissance de certaines congrégations religieuses catholiques) soit par la sécession ou l’exclusion (sécession des activistes tentés par l’action violente en 1938-1939, exclusion d’un des fondateur qui reproche à Banna son favoritisme familial en 1947 » [7]. Vient ensuite une organisation verticale, géographique très hiérarchisée : district (manatiq), branches (shu’ab), familles (usar) et une organisation des activités techniques (sections : propagande, travail, famille, étudiants, liaison avec le monde musulman, entrainement physique, presse, etc. Et comités : trésorerie, politique, droit, Fatwa, etc.)

Un serment d’obédience fut entériné au troisième congrès de la confrérie en mars 1935. Il comportait cinq paragraphes qui commençaient par « je crois » à la manière de la profession de foi catholique. Les paragraphes 2,3 et 4 du crédo fixaient le comportement que devait avoir un frère dans la vie sociale. Le paragraphe 1 avait trait à la foi et le 5 à l’action. Le paragraphe 1 était ainsi libellé : « Je crois que tout est sous l’ordre de Dieu ; que Muhammad est le sceau de toute prophétie adressée à tous les hommes, que la Rétribution [8] est une réalité, que le Coran est le Livre de Dieu, que l’Islam est une Loi complète pour diriger cette vie et l’autre ». Le paragraphe 5 était ainsi écrit : « Je crois que le musulman a le devoir de faire revivre l’Islam par la renaissance de ses différents peuples, par le retour de sa législation propre, et que la bannière de l’Islam doit couvrir le genre humain et que chaque musulman a pour mission d’éduquer le monde selon les principes de l’Islam. Et je promets de combattre pour accomplir cette mission tant que je vivrai et de sacrifier pour cela tout ce que je possède. » [9]

Les systèmes politiques comme la Chine et la Russie dans lesquels leurs dirigeants exercent le pouvoir sur une longue période, sont mieux armés pour percevoir le danger de l’Islam radical, pour en percevoir la progression dans la communauté musulmane et pour mettre en place des stratégies de long terme pour lui barrer la route notamment en s’alliant avec la partie de la communauté musulmane qui refuse cet Islam politique [10]. En revanche? les démocraties laïques, focalisées sur le court terme par de fréquentes élections, sont désarmées car elles ont tendance à nier le caractère religieux de cette violence et elles sont incapables de percevoir les effets à long terme de l’action révolutionnaire entreprise par les tenants de l’Islam radical.

Car il s’agit bien d’une guerre révolutionnaire que mène au reste du monde l’islam radical avec toute l’étendue de la panoplie de moyens d’action vieux comme le monde.

Il y a d’abord les actions terroristes qui en France depuis 15 ans ont coûté la vie à 260 civils et ont blessé plus ou moins gravement près de 1000 autres et causé la mort de plus de 150 soldats français et en ont blessé plus de 500, dont beaucoup sont handicapés à vie. Au niveau mondial le nombre de morts par attentat a été multiplié par 9 entre 2000 et 2014 où il s’élevait à 35000 et à plus de 100 000 blessés. [11]

Aucun des dirigeants des Frère Musulmans n’a condamné ces actes terroristes même s’ils ont toujours nié en être les auteurs ou les complices. Car ils considèrent que ces violences les aident, leur permettant d’apparaître aux yeux des autorités comme des organisations non violentes avec lesquelles on peut parler. Néanmoins comme l’affirme la conclusion d’une enquête menée en commun par les MI5 et MI6 britanniques, demandée en 2014 par David Cameron: « Parts of the Muslim Brotherhood have a highly ambiguous relationship with violent extremism. Both as an ideology and as a network it has been a rite of passage for some individuals and groups who have gone on to engage in violence and terrorism”. [12]

Cette violence terroriste vise, dans les pays à majorité musulmane, à déstabiliser les structures étatiques. La déstabilisation de la Syrie a été organisée et conduite à l’origine par les Frères Musulmans syriens en guerre ouverte contre régime alaouite qualifié d’apostat depuis son alliance avec l’URSS communiste et athée dans les années 70. Ils ont été soutenus pour des raisons géopolitiques et idéologiques par une alliance hétéroclite comprenant l’Arabie saoudite, le Qatar, Israël, la Turquie les Etats-Unis et la France, ces deux derniers pays voulant croire que les rebelles visaient l’instauration d’un régime démocratique.
Cette déstabilisation en Syrie s’est accompagnée d’une vaste opération de désinformation. Elle a réussi à faire croire en Occident à un printemps arabe syrien face à un dictateur sanguinaire. Cette déstabilisation des structures étatiques a aussi été conduite avec succès en Libye, en Irak et en Syrie avec l’appui des occidentaux qui rêvaient d’établir dans ces pays des régimes démocratiques sans se rendre compte qu’ils étaient de facto les « compagnons de route » des islamistes radicaux. Leur réaction tardive en Irak et l’intervention Russe en Syrie a toutefois permis d’éviter l’instauration d’Etats islamiques à Bagdad et à Damas.

Cette action révolutionnaire dans des pays où la majorité de la population est musulmane, vise à implanter des bases qui sont autant de laboratoires et de centres de formation des cadres des Etats islamiques avant de s’emparer par la force de tout le pays.

Nous en avons connu des exemples en Afghanistan, en Irak, en Syrie et encore aujourd’hui en Libye où la région de Misrata est tenue par des milices affiliées aux Frères Musulmans, armées et soutenues par la Turquie d’Erdogan. C’est aussi ce qui s’est passé entre 2010-2011 dans le Nord Mali de Tombouctou, Gao à la frontière algérienne et libyenne jusqu’à l’intervention française avec l’opération Serval en janvier 2013 qui a stoppé les colonnes d’AQMI et du MUJAO qui s’étaient ouvert la route vers Bamako.

C’est aussi le cas en France, dans certains quartiers de nos grandes villes où la loi de la République ne s’applique plus et qui sont devenus des laboratoires des Frères Musulmans qui savent par la dissimulation obtenir la complicité des édiles locaux qui achètent la paix sociale ou le vote musulman en fermant les yeux sur leurs pratiques contraires aux lois de la République. Ainsi nos dirigeants savent sans, pour autant, réagir qu’à Marseille par exemple, les Frères Musulmans payent 170 euros par mois les femmes musulmanes pour qu’elles portent dans la rue le voile intégral et ils payent les rares contraventions qui leurs sont infligées.

Actuellement, estimée par Pew Research Center, la population française venant de pays musulmans serait de 5,7 millions d’habitants venant de pays musulmans soit 8,8% de la population française.

Une projection effectuée jusqu’en 2150 fournit les chiffres suivants:

• selon le premier scénario : 8,6 millions, soit 12,7% de la population française;
• dans le scénario médian, ils atteindraient 12,6 millions, soit 17,4% de la population;
• dans l’hypothèse de la poursuite d’une forte immigration, ils atteindraient 13,2 millions, soit 18% de la population française.

Ces scénarios prennent en compte le fait que c’est en France que le taux de fécondité de la population d’origine musulmane est le plus élevé d’Europe : 2,9 enfants par femme musulmane (contre 2,6 pour les femmes musulmanes en Europe).

Mais les chiffres les plus inquiétants concernent les naissances. L’Insee a publié des chiffres sur l’origine des naissances en France. En 2016 sur 783 640 naissances, 102 340 avaient un des deux parents né en dehors de l’Union européenne à 28, et 58 375 les deux parents. Soit 160 715 dont au moins un des parents étaient nés hors d’Europe ; c’est-à-dire 20,5 %, un enfant sur 5 ! En 1998 la même proportion était de 11,5 % : un sur 9.

On mesure l’accélération et l’ampleur de l’évolution et le risque de guerre civile si on ne stoppe pas rapidement la progression de l’Islam radical dans la communauté musulmane.

Certes et je m’en félicite beaucoup de musulmans français respectent les lois de la République. Mais en tolérant la prise de contrôle des mosquées par les imams salafistes, nos dirigeants acceptent que l’Islam radical gangrène peu à peu cette population et organise un vote musulman qui peut dans quelques années représenter une force suffisante pour prendre le pouvoir par les urnes. Les attentats et les 1000 agressions violentes quotidiennes (non crapuleuses et non sexuelles) qui ont lieu en France créent un sentiment d’inquiétude dans la population. Le nombre de français qui rendent sur les réseaux sociaux l’Islam responsable s’accroit chaque jour. Le risque est qu’une partie grandissante des français confonde Islam et Islam radical et contribue par des réactions inappropriées à jeter dans les bras des Frères Musulmans la majorité de la communauté musulmane qui n’aspire qu’à vivre en bon citoyen en France et en Europe.

Il est encore temps de renverser l’islamisation radicale des musulmans français à condition que nos dirigeants politiques s’engagent sans faiblesse à stopper cette prédication radicale et à rétablir l’Etat de droit dans les 1000 quartiers où il est contesté et remplacé par la loi des trafiquants plus ou moins alliés au islamistes radicaux, comme l’on dévoilé les enquêtes suites aux attentats de 2015.


Général (2S) Jean-Bernard PINATEL
Secrétaire Général du Think Tank GEOPRAGMA
Auteur de « Histoire de l’Islam radical et de ceux qui s’en servent », Lavauzelle, Mai 2017

[1] Brigitte Maréchal, les frères musulmans en Europe, PUF, octobre 2009, page 81.
[2] Brigitte Maréchal, op.cit, page 81.
[3] Hassan al-Bannâ, » Lettre des enseignements », 1943 ; traduction de .G. Delanoe, Cahiers de linguistique, d’orientalisme et de slavistique, n°1 et 2,1974, pp.55-83.
[4] R’bia signifie Ready four Bia. Bia est une déesse grecque Bia (en grec ancien Βία / Bía) personnifiant la Force, la Vaillance, la Valeur ou la Violence.
[5] Le FLN en Algérie, ETA au Pays Basque ou l’IRA en Irlande étaient organisés dela même façon.
[6] Mohamed Louizi, pourquoi j’ai quitté les Frères Musulmans, Michalon, 2016.
[7] Olivier Carré et Michel Seurat op.cit. p 23.
[8] Il faut croire que le croyant aura à rendre des comptes pour ses actes et obtiendra sa Rétribution.
[9] Dans le numéro 9 de l’hebdomadaire Al-Ikhwam al-muslimûm, 1933.
[10] Le succès de l’intervention Russe dans la deuxième guerre de Tchétchénie s’explique de cette façon. Lire Russie, alliance vitale, Choiseul, pages 126 et 127.
[11] Global Terrorism index, 2015, Institute for Economics&Peace.
[12] Ce rapport était si critique de la tolérance britannique à l’égard de cette organisation que le Premier Ministre a refusé de publier ce rapport qui lui a été remis en décembre 2015. David Cameron a seulement présenté une synthèse des principales conclusions https://www.thejc.com/news/uk-news/government-report-warns-muslim-brotherhood-is-rite-of-passage-for-terror-1.64091 By Marcus Dysch, December 22, 2015.

  1. Vous êtes convaincant comme souvent, mon Général ; votre argumentation est parfaitement étayée et documentée.
    J’ai envie de vous poser une question : l’islam que vous évoquez ici est exclusivement l’islam sunnite. Ne pensez-vous pas que l’islam shiite soit un contrepoids à l’expansionnisme sunnite théorisé par Al-Banna sur lequel les démocraties occidentales pourraient s’appuyer et à quelles conditions ? Je n’oublie pas que, avant 79 et l’Iran des ayatollahs, le shiisme était très « libéral ».
    Et ne craignez-vous pas -pardon, c’est une deuxième question- une déflagration entre ces deux branches, donc entre Iran et Arabie Saoudite, plus directe, au Yemen et autres, qu’aujourd’hui et dont les conséquences sont inimaginables ?
    Je vous remercie
    Jacques Saury

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