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L’arme nucléaire de l’Iran : une autre désinformation américaine qui se dégonfle

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Avant le déclenchement des crises qui agitent le monde arabe de Tunis à la péninsule arabique, le monde avant les yeux fixés sur le dossier nucléaire iranien.

Sur l’Iran, dans mon dernier ouvrage [1], je prenais le contrepied du discours alarmiste soufflé par les États-Unis à tous leurs relais dans le monde. Dans le chapitre consacré aux pièges tendus à l’Europe par les États-Unis, j’intitulais un paragraphe : « Nucléarisation de l’Iran, une menace surestimée à dessein » [2]. Que n’avais-je osé écrire ? Dans tous les débats auxquels je participais, les mêmes leaders d’opinion qui essayaient de nous faire croire il y a dix ans aux armes de destruction massives iraniennes n’avaient pas  de mots assez durs pour condamner mon angélisme.

Et voici que, dans Le Monde du vendredi 10 juin, cinq anciens ambassadeurs [3] européens en Iran écrivent : « Cessons de diaboliser le nucléaire iranien et faisons confiance aux inspecteurs de l’AIEA ». Ils citent à l’appui de leur plaidoyer James Clapper, directeur du renseignement national des États-Unis, qui témoignant au Congrès, en février dernier, déclarait : « Nous continuons de penser que l’Iran garde ouverte l’option du développement d’armes nucléaires, toutefois nous ne savons pas si l’Iran décidera finalement d’en construire. Nous continuons de juger que le processus de décision de l’Iran en matière nucléaire est guidé par une approche coût avantage, ce qui offre à la communauté internationale des occasions d’influencer l’Iran. »

Voici donc le temps, si ce n’est déjà fait, pour la diplomatie française dirigée de main de maître par Alain Juppé, d’infléchir fortement la position en flèche de la France exprimée à nouveau le 24 janvier par le Président Sarkozy, à Novosti, et que je considère comme la seule vraie erreur stratégique commise par la France sur les dossiers chauds du Monde, ces dernières années.

Cette nouvelle évaluation de la menace iranienne rend encore plus inutile le déploiement d’un bouclier anti-missile en Europe de l’Est que le lobby militaro-industriel américain cherche à nous imposer et qui ne servirait à rien même si cette menace existait un jour existait, car les taux d’interception de missiles balistiques, y compris durant la guerre du Golfe avec les « Patriot », n’ont jamais dépassé 50% [4] et il suffit qu’un seul missile le traverse pour engendrer des dommages insupportables. Seule la dissuasion nucléaire constitue une réponse valable dont l’efficacité a été démontrée depuis plus de 50 ans.

Dans le monde en crise et inquiétant où nous vivons en ce début de XXIème siècle, il est essentiel de souligner les faits porteurs d’espoir même s’ils sont moins vendeurs que le sang et les larmes.

Général (2S) Jean-Bernard PINATEL

[1] Russie, alliance vitale – Éditions Choiseul, 2011, page 173.

[2] Ibid, page 110.

[3] Ambassadeurs Richard Dalton (Royaume-Uni), Steen Holwü-Christensen (Suède), Paul von Maitzahn (Allemagne) ; Guillaume Metten (Belgique), François Nicoullaud (France) ; Roberto Toscano ( Italie).

[4] Lire à ce sujet : http://cesane.artillerie.asso.fr.
L’association Césane regroupe les anciens des régiments d’artillerie anti-aérienne française.

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